
Ferrari a testé la 499P EVO à COTA après sa victoire
Ferrari n'est pas restée à COTA par commodité. L'équipe y a fait rouler la 499P EVO, un package d'évolution complet pour 2027, sur le circuit même où elle venait de courir, afin de confronter la nouvelle voiture à de vraies données de course.
Dans les deux jours suivant la cinquième manche de la saison du FIA WEC, Ferrari a effectué des essais sur le Circuit of the Americas, les 8 et 9 septembre. La voiture camouflée qu'elle y a alignée n'est pas une simple mule de développement : elle embarque un package d'évolution complet pour la saison 2027, en somme la 499P EVO, et met à l'essai les solutions techniques et aérodynamiques que Ferrari compte introduire l'an prochain.
Pourquoi tester sur le circuit où elle vient de courir
C'est là toute l'astuce. Ferrari n'a pas choisi COTA au hasard. En faisant rouler l'EVO sur le même circuit, avec les mêmes pilotes et juste après un week-end de course, l'équipe peut corréler directement ce qui s'est réellement passé en course avec le comportement du nouveau package. Calado, Fuoco, Nielsen et Ye ont chacun piloté à la fois l'EVO camouflée et leur propre 499P en spécification 2026 au fil des séances sur le tracé de 5,513 km, offrant aux ingénieurs des points de référence réels pour les nouvelles données.
Une telle corrélation est la façon dont un constructeur apprend à faire confiance à ses simulations et à ses chiffres de soufflerie : comparez le comportement de la nouvelle voiture à une référence connue et fraîchement courue, sur un asphalte identique, et vous découvrez si l'EVO fait ce que les modèles promettaient. Cela s'appuie aussi sur un travail déjà en cours. Nous avons couvert le premier chapitre lorsque Ferrari a fait rouler une 499P en spécification 2027 à Monza les 28 et 30 juillet ; COTA est le prochain jalon de ce programme.
Un package EVO complet, pas un simple ajustement
Parler de package d'évolution a son importance. Le règlement Le Mans Hypercar autorise les constructeurs à dépenser un budget d'évolution limité sur une évolution définie, et tout dans l'essai de COTA indique que Ferrari exploite cette latitude plutôt que de bricoler à la marge : changements techniques et aérodynamiques, voiture camouflée dédiée et essai structuré sur plusieurs jours. La 499P a déjà conquis Le Mans ; l'EVO vise à la maintenir devant à mesure que la concurrence se rapproche.
Le contexte : un titre qui s'échappe, et le Japon en ligne de mire
L'essai s'inscrit dans un championnat difficile. Il est intervenu juste après que Ferrari a enfin décroché sa première victoire de la saison avec l'équipage numéro 50. À trois manches de la fin, Ferrari est troisième au championnat des constructeurs avec 114 points, à 26 des leaders, et son meilleur équipage, Pier Guidi, Calado et Giovinazzi, pointe cinquième, à 17 points. Vient ensuite les 6 Heures de Fuji au Japon, le week-end du 27 septembre, avec une saison désormais appelée à se terminer en Europe plutôt qu'au Moyen-Orient.
L'avis d'AutoNext
Il serait facile de lire un essai 2027 quelques jours après une victoire en 2026 comme le signe que Ferrari renonce à cette saison. C'est plutôt l'inverse. Faire rouler l'EVO à COTA, juste après y avoir couru, relève de l'ingénierie rigoureuse : prenez une voiture fraîchement courue et une voiture d'essai neuve sur le même asphalte, et vous apprenez, à partir de vraies données, si le package de l'an prochain est réellement meilleur, au lieu de simplement l'espérer.
Le camouflage est révélateur. Ferrari ne dissimule pas une voiture qu'elle juge aboutie, et ne construit pas un package EVO complet pour une voiture qu'elle estime déjà parfaite. La 499P est la référence à battre depuis Le Mans, et Ferrari s'assure ici qu'elle le reste jusqu'en 2027.
Ajoutez AutoNext à vos sources préférées sur Google Discover


