
La FIA et l'ACO démentent une crise du WEC, mais l'accord ne court que jusqu'en 2027
Au lendemain d'informations selon lesquelles la FIA pourrait écarter l'ACO comme promoteur du WEC et faire perdre au Mans son statut mondial, les deux organisations ont réagi. L'accord est sûr, disent-elles, au moins jusqu'à fin 2027.
C'est la suite d'un article que nous avons publié plus tôt cette semaine. L'allemand Auto Motor und Sport rapportait que les contrats soutenant le Championnat du monde d'endurance avaient expiré, que les discussions étaient au point mort et que la FIA envisageait un nouveau promoteur, un scénario qui aurait pu priver les 24 Heures du Mans de leur statut de championnat. Le 18 septembre, la FIA et l'ACO ont publié des communiqués qualifiant ces informations d'inexactes.
Ce que les deux camps ont réellement dit
La FIA a confirmé que « l'accord actuel avec l'ACO reste en place jusqu'à la fin 2027 », et que les deux parties « poursuivent les discussions concernant une prolongation de l'accord de promotion ». L'ACO, de son côté, a déclaré que les discussions sur l'avenir du WEC au-delà de 2027 « progressent comme prévu, dans un esprit constructif et avec un engagement partagé ». Les deux ont insisté sur le fait qu'elles restent « pleinement engagées » dans le partenariat. En bref : il y a un accord, il court jusqu'à fin 2027, et personne ne lance d'appel d'offres public.
Ce qu'elles n'ont pas abordé
Le démenti est plus étroit qu'il n'y paraît. Aucune des deux instances n'a nié les affirmations plus pointues du rapport allemand, à savoir que les relations entre le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem et le président de l'ACO Pierre Fillon se sont dégradées, ni les interrogations sur l'avenir de Richard Mille, président de la Commission Endurance de la FIA. Et le mot clé du communiqué de la FIA elle-même est « prolongation » : le contrat actuel est sécurisé, mais les conditions de l'après-2027, l'argent, la gouvernance, le contrôle, sont précisément ce qui reste sur la table. Cela confirme qu'il s'agit d'une négociation en cours, pas d'une affaire réglée, et la période est plus largement cahoteuse pour l'ACO, qui gère aussi une nouvelle catégorie Hypercar en difficulté en Asian Le Mans Series.
L'avis d'AutoNext
C'est la réassurance dont le paddock avait besoin, et elle mérite d'être prise pour ce qu'elle est : le WEC n'est pas sur le point de perdre Le Mans, et la saison 2027 est assurée. Quand les deux parties publient des communiqués coordonnés aussi vite, elles protègent un championnat, et l'argent des constructeurs qui y afflue, précisément du type d'instabilité que le rapport initial laissait entendre.
Mais cela confirme aussi ce que nous disions à l'époque : c'est une négociation, pas une crise. La paix n'est garantie que jusqu'à fin 2027, et tout ce sur quoi les deux camps se disputent vraiment se trouve dans les discussions « au-delà de 2027 » qu'ils qualifient poliment de constructives. Avec Ferrari qui re-signe ses pilotes vainqueurs du Mans et des constructeurs qui s'engagent sur le long terme, l'industrie s'attend clairement à ce que cela se règle. La lecture avisée reste la même : attendez-vous à un accord, mais pas à ce qu'il soit silencieux.
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