
Ce missile en carbone de 750 ch est un hommage à la légende du DTM qui a gagné pour la première fois à Zolder
Une voiture de tourisme tueuse de géants, ressuscitée pour la route avec jusqu'à 750 ch
Voici une voiture avec un sérieux lien belge enfoui dans son ADN. La nouvelle SGT Automobili 55-SGT est un hommage homologué pour la route à la voiture de tourisme italienne qui a pris d'assaut le DTM 1993, une campagne de tueuse de géants qui a fameusement démarré par la pole et la victoire dès ses débuts à Zolder. Trois décennies plus tard, un nouveau constructeur italien indépendant a transformé cette légende en une série spéciale immatriculée à carrosserie carbone, et tous les détails officiels sont enfin là.
La légende de 1993 qu'elle honore
La voiture à laquelle SGT Automobili rend hommage est l'une des grandes histoires des voitures de tourisme. Après avoir dominé le championnat italien Superturismo, un constructeur italien a emmené sa machine à carrosserie carbone, moteur V6 et transmission intégrale en Allemagne, dans le DTM, alors le championnat de voitures de tourisme le plus dur du monde. Elle a décroché la pole et la victoire dès sa première sortie à Zolder, lançant la croisade victorieuse de Nicola Larini vers le titre et accumulant 12 victoires en 20 courses. SGT Automobili tient à souligner que la 55-SGT est un projet entièrement indépendant, ni autorisé, ni certifié par, ni associé à Alfa Romeo ou au groupe Stellantis.
Ni une réplique, ni un restomod
SGT Automobili est catégorique : la 55-SGT n'est ni une réplique, ni un restomod, ni un exercice de nostalgie, mais une vision contemporaine de ce que serait aujourd'hui cette voiture de piste en machine homologuée pour la route. Elle utilise une plateforme très réputée dérivée de la route, largement reconçue pour la rigidité et l'implication du conducteur, enveloppée d'une carrosserie monobloc en fibre de carbone, Kevlar et carbotitane, un matériau qui fusionne la rigidité du carbone et la résistance du titane. La silhouette en coin fait fidèlement écho à la voiture DTM de l'ère 1996, étirée sur des proportions modernes de 5 050 mm de long et 1 995 mm de large, avec un fond entièrement plat, un diffuseur façon GT3 et un aileron arrière triplan réglable générant 460 kg d'appui à 230 km/h.
V6 biturbo et transmission intégrale configurable
La puissance vient d'un V6 biturbo de 2,9 litres à 90 degrés de la famille 690T, associé à une boîte ZF à huit rapports et palettes retravaillée pour ressembler aux anciennes unités séquentielles de course. Le tour de force astucieux est une transmission intégrale sur mesure entièrement réglable : le conducteur peut régler la répartition du couple de 50/50 jusqu'à 100 pour cent à l'arrière via un sélecteur au cockpit, avec un launch control et même un mode Drift en propulsion. La suspension est réglable entre Soft, Medium et Hard, et le moteur offre plusieurs cartographies, couronnées par un mode Race qui désactive entièrement les filets de contrôle de traction et de stabilité.
Stradale et Trofeo
Il y a deux saveurs. La 55-SGT Stradale pèse 1 590 kg, roule sur des freins Brembo et des amortisseurs électromagnétiques, et développe 530 ch, montant à 620 ch en mode Corsa, avec un échappement Sinfonia Corsa sur mesure. La radicale Trofeo va plus loin : une construction usinée dans la masse retire 100 kg pour atteindre 1 490 kg, une version suralimentée du V6 délivre 750 ch et 800 Nm, et elle reçoit les propres freins à six pistons de SGT, des triangles en carbone T1000 et un élément avant DRS façon F1. Les deux portent des jantes forgées exclusives OZ Superturismo DTM de 20 pouces chaussées de Michelin Pilot Sport Cup 2, les fournisseurs de course d'origine OZ, Michelin et Sparco étant tous impliqués.
55 voitures, et des débuts à Monza
Comme le nom le suggère, la production est plafonnée à 55 unités sur les deux versions, chacune individuellement adaptée comme une pure pièce unique, les 10 premières formant une prestigieuse Opening Edition réservée à des ambassadeurs de la marque triés sur le volet. La 55-SGT Proto Zero a fait ses débuts publics dynamiques au MIMO Milano Monza Motor Show du 26 au 28 juin 2026, à Monza comme il se doit. C'est le premier projet de SGT Automobili, une firme italienne indépendante fondée par les vétérans de l'industrie Stefano Lo Bartolo, Emanuele Bomboi et Diego Iodice.
L'avis AutoNext
Il y a quelque chose de merveilleux dans le fait qu'une petite entreprise italienne choisisse l'Alfa du DTM, plutôt qu'une Ferrari ou une Lancia, comme l'icône digne d'être ressuscitée. Cette voiture était de la pure magie d'outsider, et la 55-SGT l'honore avec une vraie ingénierie plutôt que des autocollants nostalgiques : une transmission intégrale réglable, une construction en carbotitane et une Trofeo de 750 ch sont de sérieuses références. La victoire inaugurale à Zolder lui donne aussi un joli angle belge. Les réserves évidentes sont qu'il s'agit d'un constructeur tout neuf et non éprouvé, que les prix ne sont pas dévoilés mais seront vastes, et que seules 55 personnes en posséderont jamais une. Mais comme lettre d'amour à l'une des grandes tueuses de géants de la course de voitures de tourisme, il est difficile de ne pas être charmé.
Nous avons couvert cette voiture pour la première fois lors de la révélation de la 55-SGT. Pour plus de magie italienne du restomod, voyez la Maturo 308 Stradale.
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