
Toyota rappelle 8 521 C-HR électriques. Le C-HR+ européen est la même voiture
Un bug de régénération trouvé sur un futur VE Toyota sans nom a atteint le C-HR
Toyota a informé le régulateur américain de la sécurité routière le 2 septembre qu'il rappelle le C-HR 2026, son crossover électrique le plus récent, pour une erreur logicielle dans le calculateur électronique de la batterie. Le défaut est apparu en avril, lors des essais d'un futur modèle électrique que Toyota ne nomme pas, et une revue des calculateurs de ses autres VE a retrouvé la même logique dans une voiture déjà chez les clients.
Le calculateur de batterie du C-HR peut surcharger une batterie pleine sur une longue descente
Le calculateur BEV doit plafonner la charge quand la batterie est presque pleine. À cause de l'erreur de programmation, il ne le fait pas toujours, et la batterie peut se retrouver surchargée quand trois conditions coïncident : un état de charge élevé, une température extérieure basse et une longue phase de freinage régénératif. Un matin froid, une voiture chargée à 100 % pendant la nuit et une descente vers la ville : c'est le scénario que décrit le dossier de Toyota. Quand cela se produit, des voyants et un avertisseur sonore s'activent et le système de traction électrique s'arrête, ce que la NHTSA enregistre comme une perte de motricité et un risque accru d'accident. Toyota dit n'avoir aucune réclamation de garantie ni aucun signalement terrain lié au défaut. La campagne, numéro NHTSA 26V570000 et code Toyota 26TA17, couvre 8 521 voitures produites entre le 6 février et le 10 juillet 2026.
Toyota a trouvé le défaut en avril en testant un futur VE qu'il ne nomme pas
La chronologie du dossier de Toyota remonte à rebours depuis le rappel. Le défaut est apparu en avril sur un prototype d'un futur VE non divulgué, ce qui a déclenché une revue des calculateurs électroniques de toute la gamme électrique de Toyota, et cette revue a identifié le C-HR comme porteur de la même logique. Le premier avis de Toyota, le 2 septembre, évoquait environ 10 000 voitures ; la lettre à la NHTSA du 9 septembre a fixé le chiffre à 8 521. Toyota n'a pas dit quelle voiture avait révélé le problème. Son Highlander électrique a manqué ce mois-ci une deuxième date de lancement, cette fois sans nouvelle échéance, et Toyota n'établit aucun lien entre les deux.
C'est le deuxième rappel de calculateur de batterie de Toyota en trois mois, après 20 991 bZ, RZ et Solterra
Le 18 juin, Toyota a déposé la campagne 26V393000 pour 20 991 exemplaires des bZ, Lexus RZ et Subaru Solterra 2026, dont le calculateur de la batterie haute tension pouvait tomber en défaut et couper la traction ; ces propriétaires ont reçu leur courrier le 17 août. Ajoutez le C-HR et 29 512 VE du groupe Toyota ont été rappelés pour le même symptôme en moins de trois mois, les deux fois corrigés par une mise à jour logicielle. Le dossier de juin regroupait la version Subaru sous son propre numéro de campagne, WRG26. Le dossier de septembre ne nomme que le C-HR, et le Subaru Uncharted, jumeau du C-HR issu de la même ligne de Takaoka et vendu en Amérique depuis le printemps à partir de 34 995 dollars, ne fait l'objet d'aucun rappel dans la base de la NHTSA au 13 septembre.
Pas de correctif à distance : chaque C-HR retourne chez le concessionnaire pour la mise à jour du calculateur BEV
Le remède est une mise à jour logicielle, mais le dossier de la NHTSA indique non à l'option à distance. Chacune des 8 521 voitures passe chez un concessionnaire, où un technicien reprogramme gratuitement le calculateur BEV, et les courriers partent le 18 octobre, six semaines après le dépôt. Le C-HR peut mettre à jour son multimédia à distance ; le calculateur qui gère la batterie n'est pas sur cette liste. C'est désormais la position inhabituelle. Volvo a activé le V2L sur des EX30 déjà vendus par une mise à jour à distance, et notre analyse d'août de près de 30 millions de voitures rappelées montrait que le logiciel pèse de plus en plus dans la cause et, chez les constructeurs équipés pour cela, dans le remède.
Le C-HR+ européen sort de la même ligne de Takaoka, dès 41 990 euros en Allemagne
Le C-HR américain et le C-HR+ européen sont une seule voiture sous deux badges, tous deux construits à l'usine Toyota de Takaoka, à Aichi. L'Europe reçoit des batteries de 57,7 kWh et 77 kWh avec 167 ch, 224 ch ou 343 ch, dès 41 990 euros en Allemagne et de 42 500 à 53 860 euros en Belgique, face à une gamme américaine limitée à 74,7 kWh et à la transmission intégrale, dès 37 000 dollars. Le dossier de Toyota précise que toutes les voitures produites dans la fenêtre février-juillet n'ont pas été vendues aux États-Unis, et il ne va pas plus loin. Nous n'avons trouvé, au 13 septembre, aucun avis correspondant de Toyota Motor Europe pour le C-HR+. Le C-HR hybride que nous avons essayé n'est pas concerné : il partage un nom et rien sous le plancher.
Le verdict AutoNext
Le dossier de Toyota à Washington en dit plus aux propriétaires européens de C-HR+ que Toyota Motor Europe ne leur a dit. Il précise les semaines de production des voitures concernées, le fait qu'une partie d'entre elles est partie vers d'autres marchés que l'Amérique, et que le déclencheur est une batterie pleine en haut d'une côte froide, ce qui décrit mieux un matin de février dans les Ardennes ou les Alpes qu'en Californie. Un acheteur belge qui paie 42 500 euros a une voiture sortie de la même ligne les mêmes semaines que celle de l'Américain qui paie 37 000 dollars, et personne ne lui a dit si la même logique s'y trouve.
Le 18 octobre est la date à laquelle tenir Toyota. C'est ce jour-là que partent les courriers américains, et d'ici là, Toyota Motor Europe ouvre une campagne pour le C-HR+ ou déclare que les voitures européennes embarquent un autre logiciel de calculateur de batterie, et pourquoi. Un défaut par temps froid, batterie pleine et longue régénération laissé sans réponse à l'entrée d'un hiver européen serait une issue plus étrange que le rappel lui-même.
Suivez-nous sur Google Actualités.
Définissez AutoNext comme source préférée sur Google Discover.


